ANTON PAN, NICOLAE LUNGU, MUZICA BISERICEASCA ORTODOXĂ

COMMENT ET QUOI CHANTONS-NOUS DANS NOS EGLISES ?

Le chant religieux est une des plus importants aspects de la vie liturgique, qui doit préoccuper tous les fidèles du culte divin publique orthodoxe: prêtres, diacres,  chantres et lecteurs. Dans le même temps, elle est très importante également pour les fidèles laïques qui participent aux offices et qui en exécutant les réponses liturgiques pendant la Sainte Liturgie ou en interprétant d’autres chants religieux dans le cadre du culte, ils confessent et ils expriment la qualité et leur conscience des paroissiens, des membres vivantes et actives de la communauté chrétienne ou de la paroisse dont ils appartient.

L’importance du chant religieux dans le cadre de la vie et de l’activité pastorale, et surtout celle de la liturgie, provient aussi du fait que dans la tradition orthodoxe le culte est chanté. A part de prières proprement dites, qui entrent dans la structure et le contenu des services ou des offices divines, presque tout le culte orthodoxe est chanté, en commençant par la bénédiction, les litanies, leurs ekphonèses et continuant avec les hymnes religieux, avec leurs différentes dénominations (tropaire, stihis, cantiques (sedelnes), antiphones, canons, ….) et avec les péricopes de l’Écriture Sainte (L’Apôtre et l’Évangile), exception faisant seulement la lecture des psaumes, sauf ceux qui sont mis sur des notes.

Toutes ces pièces qui se chantent pendant le culte divin s’exécutent de deux manières.

1) par récitatif liturgique

2) par l’intonation des mélodies conformément aux huit tons qui sont indiqués par le typicon.

1. Le récitatif liturgique est un héritage de la tradition du culte judaïque, lespremières chrétiens étant recrutés parmi les juifs, qui avait pratiquaient dans leur synagogues le chant récitatif. Comment on sait , dans les assemblés judaïques, on pratique la psalmodie, qui n’était pas autre chose que le chant des psaumes sous une forme récitatif, une lecture chantée avec certains modulations fonction de l’accentuation du mot.

Ce chant psalmodié a eu à son tour deux façons principales d’expression.

a) Premièrement a été sous la forme d’une réponse  et elle s’exécute de la manière suivante : un chantre chant tout seul un verset, et le peuple reprenait le même texte sous la forme d’une réponse.

b) Après, le chant psalmodié est devenu antiphonique, ca veut dire qu’il été interprété par deux coeurs qui chantaient alternativement les versets des psaumes. Aussi l’une que l’autre étaient des chants récitatifs. Etant hérité aussi dans les communautés chrétienne, ce mode de chant est devenu familier et habituel dans la pratique liturgique, étant gardé jusqu’ aujourd’hui comme un mode de base dans la pratique des offices divins. Il a été utilisé surtout pour la lecture des textes des Ecritures, qui ont eu leur rôle et leur place bien définie depuis toujours dans la structure du culte chrétien. Pour qu’elles soient bien entendus et comprises, ces textes de la Sainte Écriture étaient lus sur un ton presque récitatif, avec certains modulations de la voix. C’était une lecture qui tenait le chemin du milieu entre le parler et le chanter. La même modalité de chanter a été adoptée aussi dans la

récitation des litanies.

Ce que doit être souligné dans l’exécution du récitatif liturgique est le fait que „jamais la musique ou la mélodie n’éclipse pas le texte” Le récitatif liturgique est naturel, calme, accessible à tous les voix, aux prêtres plus âgés ou même aux prêtres ou aux autres fidèles qui ne sont pas doués pour le chant.

Ce n’est pas le moment et ni la place d’analyser ici la conception de

certains Pères de l’Église concernant le récitatif liturgique, mais ce qui

doit être observé, au moins du passage, est le fait qu’ils ne mettent pas

l’accent sur la qualité, l’intensité, la force ou la hauteur ou de la beauté

de la voix, mais sur l’intelligibilité du texte. Ce qui signifie que le récitatif

liturgique a été depuis toujours simple, cursif, habituel, naturel, comme le

parler, et non chargé avec des modulations artistiques ou avec des

variations mélodiques ou avec des lamentations qui le dénaturent. Il

doit être prononcé sur une note dominante, fonctions de la hauteur de la

voix de l’exécutant, qui doit tenir compte aussi de ceux qui doivent

donner les réponses liturgiques. Le récitatif ne doit pas être strident, crié, forcé ou très chargés des modulations. Il doit être une prière.

2. En ce qui concerne la deuxième manière d’exécution des chants ou des pièces des offices divins par l’intonation des mélodies conformément aux huit tons qui sont indiqués par le typicon (chaque semaine liturgique qui commence le samedi soir a son ton) celle-ci est en forte liaison avec la musique grecque qui a influencé le chant religieux.

Ce mode de chant d’après les hymnes populaires grecques a été adopté par l’Eglise surtout dans les premiers siècles de christianisme quand dans la lutte contre les hérétiques il a fallu trouver une solution de répandre les hymnes religieux qui contenaient les réponses ou la défense devant les attaques hérétiques. Comme ça sont apparus les tons des chants religieux, que St- Jean Damascène, au VIII-ème siècle, systématise d’après celles qui existaient déjà dans la musique grecque populaire. Dans notre Eglise orthodoxe roumaine, ce mode de chant, qui s’était répandu en Orient, est apparu après la chute de Constantinople, en 1453, et surtout après la réforme des chants du XVIII-XIX siècle faite par Hrisant le Métropolite, Grégoire Levitul et Hurmuziu Hartofilax.

Parmi ceux qui sont venu du Constantinople, un rôle important à jouer Petre Efesiul (mort à 1840) qui a mis sur pieds l’école des chantres religieux à l’église St- Nicolae Selari à Bucarest, où a enseigné d’après la méthode hrisantique, ayant comme distingués disciples Macarie et Anton Pann, futurs grands auteurs de la roumanisation des chants religieux.

Avec Macarie, commence une nouvelle orientation dans la musique religieuse. Il est l’auteur des chants originaux, parmi elles les hymnes de la Vierge des grandes fêtes et autres. Sa musique s’est distinguée par un système de chant calme, doux, caressant et purement religieux. Il simplifie ou plutôt il purifie le chant religieux des influences turques qui avait influencé la musique grecque. Il est le digne réformateur de notre chant religieux, composé d’après la nouvelle méthode hrisantique, mais

conforme au goût roumain.

Après Macarie, dans la même ligne ont marché Anton Pann, Dimitrie Suceveanu, Nectarie Vlahul, Exevie Balanescu, Stefanache Popescu, Nifon Ploiesteanul, Niculae Severeanu, Episcopul Ghenadie al Argesului, Ioan Popescu Pasarea et d’autres qui ont composé la vraie musique religieuse roumaine et qui n’est plus une musique grecque, mais une autochtone, nationale.

Dans la deuxième moitié du XX-ème siècle, pendant le Patriarche Justinian Marina, a été réalisé une de plus grandiose oeuvre dans ce domaine : l’uniformisation des chants religieux, par leur transcription sur les deux notations (linéaire et psaltique) d’une part, et d’autre part, par leur adaptation pour qu’ils puissent être chantés soit homophonique par tout les fidèles présents en église soit polyphonique (en harmonie) par les  chorales religieuses en pleine expansion. Dans cette oeuvre, un rôle important l’a joué mon professeur de musique ecclésiastique, le fameux chef d’orchestre et compositeur Nicolae Lungu.

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